Les histoires cachées de mes toiles

Sommaire
SORORITÉ
3 novembre 2024

Elle était si envahie par ses pensées qu’elle en oublia de se maquiller.

Elle ne s’en rendit compte qu’à la remarque d’un étudiant :

– Vos yeux sont plus petits aujourd’hui, madame !

Dans le miroir des toilettes, une collègue croisa son regard.

Sans hésiter, elle lui lança :

– Ton sourire, c’est le plus beau des maquillages…

Ces mots la touchèrent malgré elle.

L’art de dire ce qu’il faut, au bon moment.

Un geste simple, mais puissant.

Plus que de la bienveillance, c’était cette sororité discrète, ce fil invisible entre femmes, qui, dans les instants les plus ordinaires, la portait et la rappelait à elle-même.

La bienveillance ne voyait pas l’absence, elle soulignait la beauté.

Un sourire. Une présence. Une main tendue.

C’était cette force silencieuse qui transformait les failles en appuis, et les instants d’oubli en éclats de lumière.


Ce tableau incarne cette force invisible et indéfectible du lien entre femmes.

Ce bras passé sur l’épaule. Cette accolade qui dit tout sans un mot.

C’est cette manière que nous avons de nous porter, nous comprendre, nous rattraper quand l’une vacille.

Il y a une confiance brute dans cette posture. Une amitié qui ne cherche pas à se prouver, juste à être. Une évidence.

La mer, absente mais omniprésente, suggérée par ces bonnets de bain, ces maillots.

Comme un horizon commun. Un espace où l’on plonge ensemble.

Où l’on se soutient face aux vagues.

Le corail au loin, éclat brut, évoque l’intensité qui nous traverse.

Ce feu intérieur.

Cette énergie indéfectible qui nous lie.

Et ce vert ?

Un vert anis issu d’un mélange de jaune et de bleu, hasardeux et inattendu, comme la vie elle-même.

C’est le vert de l’enfance. Celui des murs de la salle de bain choisis par sa mère.

Celui d’un récipient en faïence chez sa grand-mère.

Vert de transmission, de lien, de résilience à travers les générations.

 

La sororité, c’est ça.

Un paysage émotionnel que l’on arpente ensemble.

Où les bras se croisent.

Où les mains attrapent.

Où les âmes s’accordent.

Dernières publications

Bleu-Gris Mélancolie – Je suis censée être heureuse

Bleu-Gris Mélancolie – Je suis censée être heureuse

L’instinct maternel ? Ce n’est pas de l’amour. C’est un fil qu’on ne coupe pas. Indéfectible. Invisible. Inévitable. Il naît dans le sang et la fatigue. Il s’épaissit au milieu des cris, des fièvres, des nuits hachées. Pas parce qu’on le veut. Parce qu’on n’a pas le choix.

ÉCLATS d’ÉTÉ

ÉCLATS d’ÉTÉ

Elle ne sait plus si c’est le soleil ou la brûlure au creux de son ventre qui lui font tourner les pages plus vite.

TAPIS MAGIQUE ou LA BOUÉE

Et si, au lieu de rester là,

la bouée sous le bras,

j’osais franchir cette grille

et plonger, moi aussi, dans ce foutu turquoise ?

Pin It on Pinterest

Share This