PLONGEONS SUSPENDUS : L’art dans la piscine municipale.
(Parce que l’art a le droit de sentir le chlore)
Une exposition entre peintures et photographies.
Pas dans une galerie.
Pas dans un musée.
Ici.
À la piscine de L’Union.
Entre deux longueurs et deux cris d’enfants.
Parce que l’art n’est pas un luxe.
Parce qu’il peut vivre là où nous vivons.
Parce qu’il peut parler à tout le monde.
Parce qu’il mérite les cris, les pieds mouillés, les regards surpris.
Et au bord du bassin : « La Bouée ».
Elle est là. Immobile.
La bouée rayée sous le bras.
Elle regarde les autres sauter.
Peut-être qu’on la regarde, nous aussi.
Elle fait partie du décor.
Ou peut-être qu’elle s’en échappe.
Un reflet.
Un doute.
Une pause dans le vacarme.
